Agriculture, urbanisme, environnement, cadre de vie

I – Agriculture / alimentation

Le territoire montois souffre d’une difficulté d’approvisionnement en aliments bio ou de qualité en circuits courts. La demande est pourtant très présente de la part des parents d’élèves au sein des cantines scolaires de Mont-de-Marsan Agglomération.

En parallèle de ce constat, d’un point de vue légal, la loi Egalim promulguée le 30 octobre 2018 prévoit 50% de produits durables et de qualité (dont 20% de produits bio) dans la restauration collective à partir du 1er janvier 2022.

Sur le territoire de l’agglomération, il existe à ce jour deux modes de restauration collective :

Les repas préparés et servis en liaison froide par le service de restauration central (cuisines centrales). Exemples : Mont-de-Marsan, Saint-Pierre-du-Mont, Bretagne-de-Marsan, Benquet, Saint-Avit… 

– Les cantines qui fonctionnent encore en régie avec commande des denrées alimentaires et préparation des repas réalisée par les cantinières sur site. Exemples : Mazerolles, Laglorieuse, Lucbardez…

– Les cuisines centrales produisent à l’année 747 000 repas dont 494 000 repas pour les écoles et centres de loisirs (66% de l’activité).

Source : services de  l’agglomération.

A l’heure actuelle, un repas bio par semaine est prévu.

Le déménagement de la légumerie existante vers les cuisines centrales est prévu et un Plan Alimentaire Territorial est en préparation.


Nous sommes convaincus que l’outil offert par les cuisines centrales est au cœur des solutions qui pourront être proposées aux Montoises et aux Montois. Cet outil sera valorisé.

De plus, le constat du manque d’approvisionnement local en produits sous signes officiels de qualité et en bio peut être atténué par deux axes forts :

1 – Utiliser des outils administratifs et techniques comme les cahiers des charges des marchés publics lors des commandes de denrées alimentaires (marchés à bon de commande, allotissements modifiés, insertions de clauses particulières dans les marchés avec différentes familles de produits…). 

2 – Développer, en partenariat avec le Conseil départemental, les possibilités d’installations sur des espaces tests agricoles sur le territoire de l’agglomération. Ainsi, des maraîchers bio peuvent être installés pour une durée de 3 ans sur du foncier agricole appartenant à la collectivité afin de tester la viabilité de leur exploitation. Au terme des trois ans, ces maraîchers peuvent s’implanter sur une autre zone agricole et d’autres maraîchers peuvent prendre le relais. Cette initiative permet également d’intégrer une CUMA maraîchère accessible à tous les maraîchers situés à proximité. Une aide financière et technique est apportée par la collectivité. 

3 – Le recensement et la valorisation de friches agricoles situées sur le territoire est également possible. Ces friches peuvent être situées en proximité du centre-ville ou en périphérie selon les cas. 

Nous voulons :

1 – Rénovation des cuisines centrales (investissement pluriannuel)

2 – Augmenter la part des aliments bio ou sous signes officiels de qualité en circuits courts au sein des cantines scolaires (avec réduction progressive des aliments industriels, y compris en agriculture biologique)

3 – Rédaction d’un Plan Alimentaire Territorial ciblé prioritairement sur le territoire et en partenariat avec les paysans locaux

4 – Installation de maraîchers en agriculture biologique sur le territoire de l’agglomération montoise (idée de ceinture maraîchère)

II – Urbanisme / environnement

Des initiatives ont été mises en place par l’exécutif en matière de réappropriation de l’espace public notamment dans les quartiers via des outils comme les jardins familiaux et les jardins partagés mais cela reste largement insuffisant. Les jardins familiaux permettent à des familles ne possédant pas de foncier agricole de demander à la mairie une parcelle afin d’y cultiver des fruits et légumes. A ce jour, il existe trop peu de jardins de ce genre sur la ville. 

Les jardins partagés quant à eux sont des espaces collectifs de reconquête du cadre de vie, de végétalisation de la ville propice à la biodiversité et favorisant les échanges sociaux où des administrés peuvent venir entretenir des parcelles accessibles à tous. A ce jour, plusieurs espaces ont été prévus à cet effet mais cela reste très insuffisant. 

En ce qui concerne les trottoirs dans les quartiers, la problématique de la place des végétaux se pose. L’exécutif en place estime que les habitants doivent gérer l’entretien des trottoirs situés devant leurs habitations. Cela pose la question des personnes à mobilité réduite et des seniors en situation de dépendance.

La même problématique se pose pour les bouches d’égout. De plus, la municipalité a réduit les moyens techniques à disposition des agents chargés de réaliser cet entretien.

Les espaces verts en cœur de ville sont rares. Peu d’espaces ombragés et verts existent hormis le parc Jean Rameau et le chemin de halage.

Par ailleurs, certaines entrées de villes sont aujourd’hui dangereuses et délabrées (route de Sabres par exemple). 

Nous proposons de renforcer les effectifs du service espaces verts afin d’afficher une cohérence avec le programme global. Par ailleurs, par cette revalorisation, nous installerons des jardins partagés en centre-ville.

Le réaménagement complet de places, dont la place de la mairie, sera prioritaire afin d’offrir des espaces de vie arborés et ombragés aux montoises et aux montois. Il faudra y intégrer des espaces de jeux pour les enfants. Des espaces comme le théâtre de verdure au parc Jean Rameau devront être mieux valorisés, surtout depuis la rénovation de l’Auberge Landaise.


La création de voies cyclables en périphérie de la ville mais également en centre-ville est un axe fort de notre programme sur la question de la mobilité urbaine. 

Nous voulons

1 – Renforcement du service espaces verts de la ville de Mont-de-Marsan (mutualisé avec l’agglomération) 

2 – Rénovation de places avec création d’un espace arboré et végétal destiné à accueillir les montoises et les montois et implantation d’aires de jeux pour enfants. 

3 – Développement de voies cyclables dans les quartiers et au cœur de ville dont une grande traversante.

4 – Installation d’un espace vert à la place de l’ancien immeuble Bedoret signalant le début d’une continuité verte vers le parc Jean Rameau

III – Cadre de vie et sécurité

Mont-de-Marsan doit offrir un cadre de vie agréable et sécurisant à ses habitants. 

Nous redéfinirons une politique globale en matière de sécurité, en concertation avec les conseils de quartiers.

Le redéploiement de la police municipale sera étudié afin de mieux prévenir les incivilités et la délinquance.

Tous les dispositifs permettant d’atteindre cet objectif seront envisagés.

Il sera mis fin à l’arrêt systématique de l’éclairage public dans les quartiers le soir. Des équipements modernes compatibles avec la baisse de consommation énergétique seront mis en place.

Compte tenu des risques encourus par les usagers (cyclistes, piétons et véhicules motorisés), les feux tricolores de circulation du rond-point du Sablar seront remis en service. 

Pour le reste de la ville, les habitants seront consultés quartier par quartier sur la disparition ou le maintien de la priorité à droite.

Un programme pluriannuel de rénovation de la voirie sera mis en œuvre.

Nous voulons

1 – Redéfinir une politique globale en matière de sécurité

2 – Rétablir l’éclairage public de nuit dans les quartiers

3 – Rétablir les feux de circulation tricolores au Sablar

4 – Consulter les habitants de la ville quartier par quartier sur la disparition ou le maintien de la priorité à droite

5 – Mettre en œuvre un programme pluriannuel de rénovation de la voirie